AccueilCalendrierFAQRechercherS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Wish That You Were Here || Olivia

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Messages : 197
Date d'inscription : 11/09/2016
avatar
Adrian Azarov
MessageSujet: Wish That You Were Here || Olivia   Ven 30 Juin - 9:51


Wish That You Were Here
Adrian Azarov & Olivia Harper
Hm. Douloureux. Soif. Gorge sèche. Dans un grognement digne d’un ours, je me laissais tomber hors du lit. Ce fut à cet instant que je me rappelais que je n’étais toujours pas guéri de mes blessures. Ma voix se brisa sous la souffrance et je me recroquevillai sur moi-même, toussant légèrement. Jova vint me lécher le visage et posa sa patte sur moi comme pour m’encourager après m’avoir vu boire toute la soirée. Un vrai colocataire que je me trimbalais là. « Merci mon vieux, mais va me falloir de l’aspirine et au moins deux litres d’eau pour lutter. » Le whisky montait énormément à la tête, j’avais oublié ce petit détail depuis le temps que je ne buvais que de la bière.

Je pris appui contre mon lit et utilisai la magie pour m’apporter tout ce dont j’avais besoin. Alors que l’eau coulait le long de ma gorge, je tentais de remettre mes idées en place dans cet esprit en bordel. Pourquoi est-ce que je m’étais saoulé au point de manquer de rejoindre les fantômes du château ? Ma paume de main frotta mes paupières fatiguées et mes yeux s’abaissèrent sur mon torse, mes pansements quelque peu rougis par ma chute. Ah oui, la douleur. Je n’avais plus le droit de prendre mon traitement, les médecins avaient eu peur que je n’en devienne accro et m’avaient forcé à me sevrer avant qu’il ne soit trop tard. Désormais, je pouvais souffrir sans risquer d’être un drogué n’était-ce pas fantastique ?

Une douche. J’avais profondément besoin d’une douche et me laver les dents aussi. Toutes ces petites choses faites, je pris ma matinée pour me remettre de ma bêtise de la veille. Un livre moldu sur une épopée médiévale m’accompagna dans ma convalescence, c’était toujours bien pour se vider le cerveau et ne pensait à rien d’autres que l’aventure qui se jouait devant nous. Je ferai face à mes problèmes existentiels plus tard. Ce fut donc au déjeuner que je m’accordais le droit de quitter ma chambre pour me remplir l’estomac à outrance pour éponger le peu d’alcool qui me restait dans le corps. Je me fis discret à la table du personnel, captant la silhouette d’Olivia au passage.

Assis à mon bureau, je pris Jova sur mes genoux pour qu’il fasse une petite sieste. Un stylo dans la main et une feuille de papier devant moi, je laissai mes pensées vagabonder joyeusement dans mon crâne. Olivia. J’avais bien merdé sur ce coup-là, enfin Peeves avait merdé je n’y étais pour rien. « Menteur. » Je me passais une main devant le visage. J’avais eu de nombreuses occasions de la voir et de prendre les devants, et pourtant je m’étais terré ici sans y penser. Champion, franchement bravo. Mon cœur se serra et je me laissai aller contre le dossier de ma chaise. J’avais déjà songé mainte et mainte fois qu’il était déjà trop tard si je souhaitais lui courir après. Elle devait sûrement me détester maintenant et me prendre pour un enfant peu courageux.

Pourtant je le savais que je ne voulais pas lâcher l’affaire. Impossible de la sortir de mon esprit ou de me dire que c’était de passage, parce que ça ne l’était pas. Alors pourquoi, bon dieu, n’étais-je pas capable de me donner un coup de pied dans le postérieur pour lui dire ce que je souhaitais vraiment de nous deux ? Je frappai mon front de ma paume et eus l’impression que la pièce s’effondrait autour de moi. D’accord, je ne ferai plus ça. « Allez Adri… » On toqua à ma porte et je me redressai, mon ourson s’effondrant sur le sol dans un glapissement de surprise. Je le gratouillai entre les oreilles pour le rassurer. « J’arrive. » lâchai-je à l’inconnu.

Je rangeai un peu mes affaires avant de venir ouvrir avec un large sourire comme j’en avais l’habitude. Souvent il s’agissait d’élèves perdus ou qui cherchaient justement quelque chose. « Adrian Azarov pour vous… » Je me figeai sur place en reconnaissant les traits de notre fantastique professeur de potions, Olivia Harper. « Oh Olivia, hm bonjour. » Ça commençait fort.

Novembre 2018
⇜ code by bat'phanie ⇝

_________________
► Lonely Man ◄
One advantage of talking to yourself is that you know at least somebody's listening.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 189
Date d'inscription : 29/07/2016
avatar
Olivia Harper
MessageSujet: Re: Wish That You Were Here || Olivia   Lun 14 Aoû - 13:37



Wish that you were here

Adrian Azarov


En venant enseigner à Poudlard, Olivia s'attendait à bien des choses, mais certainement pas à se retrouver au coeur d'un tel embroglio sentimental. Pourtant c'était bien le cas. On en était rendu au milieu de l'année, et elle s'était retrouvée à éviter les deux personnes desquelles elle se sentait la plus proche au château ; Adrian et Magnolia. Mais par Merlin, pas proche comme ça ! Au moins pour la Serpentard ; ce qui était arrivé n'avait jamais été calculé, ça lui était juste tombé sur le coin de la tronche quand il avait fallu faire face aux conséquences de ses actes. Soyez sages et réfléchis, et Serdaigle vous accueillera peut-être, disait le Choixpeau. Quelle ironie de penser que la directrice des Aigles n'était même pas foutue de se tenir à ses valeurs. A croire qu'elle devenait profondément stupide quand il s'agissait des sentiments. Oh, ce n'était même plus une hypothèse, en fin de compte, mais un constat tristement ancré dans ses pensées à chaque jour qui passait. Au moins, après des jours passés à avoir chercher une excuse à son comportement, et d'autres encore à éviter la confrontation avec la McCandless, elles avaient pu s'expliquer. Mais restait le problème le plus épineux, et Merlin qu'il lui semblait compliqué de s'y attacher, cette fois.

Et qu'est-ce qu'elle pourrait bien lui dire, à Adrian ? Qu'elle avait trop attendu, qu'elle avait fini par penser qu'il n'était pas intéressé ? Vraiment ? C'était peut-être la raison profonde, mais quand elle l'énonçait (dans les rares moments où elle imaginait une entrevue avec le Concierge), ça lui semblait creux et faux. Pendant des semaines, elle s'était acharnée à ranger le problème dans un coin de son esprit, bien loin de ses préoccupations premières, à savoir les cours, et toujours les cours. Même aussi handicapée sentimentalement parlant, même aussi stupide sur ce même plan, visiblement on ne changerait pas la Serdaigle en elle. Alors avec une pointe de culpabilité qui se faisait de plus en plus aiguë, elle repoussait fébrilement le moment des explications : trop prise par les copies à corriger, ce projet de cours en commun à mettre sur pieds avec Adriel, ses propres recherches à avancer... Sans doute sentait-elle que ça ne serait pas aussi simple qu'avec Magnolia, que ce qui ressortirait de la conversation à venir risquait de tout chambouler.

Alors elle avait procédé ainsi jusqu'à ce qu'il ne lui soit même plus possible de croiser le concierge dans les couloirs sans baisser honteusement les yeux, faisant même parfois mine de l'ignorer. Quelle garce ! Criait une petite voix dans son esprit à ses instants. Donc c'était décidé : on était samedi matin, presque deux mois s'étaient écoulés depuis leur dernier tête à tête interrompu par le très charmant Peeves, soit presque autant depuis la dernière fois qu'ils s'étaient adressés plus de trois phrases. On partait de loin, de très loin... Mais évidemment, il lui fallut rassembler tout son courage (et Merlin savait qu'elle n'en avait pas), et l'heure du déjeuner était déjà dépassée quand elle quitta son petit appartement. D'ailleurs il lui avait semblé un peu mal, effacé pendant le repas. D'un pas vif, repoussant à tout instant l'idée de faire demi-tour et de remettre cette visite "de courtoisie" au lendemain (chose qu'elle faisait depuis des semaines, rappelons-le), Olivia se dirigea jusqu'au logement d'Adrian, toquant fermement jusqu'à ce qu'il vienne lui ouvrir. « Oh Olivia, hm bonjour. » Avait-il fini par dire une fois qu'il l'eût reconnue. Visiblement, il s'attendait à tout, sauf à sa visite. Etait-il déçu ? Contrarié ? Qu'à cela ne tienne, il fallait qu'elle aille jusqu'au bout cette fois ! « Bonjour Adrian, comment vas-tu ? » S'enquit-elle, un sourire poli sur les lèvres. « Je crois qu'il faut qu'on parle. »  Finit par lancer la jeune professeure, une expression affectée et angoissée remplaçant celle lisse et presque impassible qu'elle s'évertuait à conserver. Restait plus qu'à espérer qu'il accepte le dialogue, maintenant...
Code by Joy
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 197
Date d'inscription : 11/09/2016
avatar
Adrian Azarov
MessageSujet: Re: Wish That You Were Here || Olivia   Mer 30 Aoû - 10:20


Wish That You Were Here
Adrian Azarov & Olivia Harper
Voilà, tout recommençait une nouvelle fois et je ne pouvais rien faire pour l’en empêcher. Mon cœur pourtant si sage et fatigué de la veille venait de se réveiller brusquement pour galoper follement dans ma poitrine. Fort heureusement pour moi, mon souffle ne le suivit pas dans sa course frénétique et me permit de ne pas me ridiculiser face à celle que j’aimais. Si Alexis avait été présente à cet instant précis, elle se serait sûrement  moquée de moi après une bonne claque dans le dos. Parfois, je me sentais seul sans ma meilleure amie pour me soutenir. Après tout, nous avions presque tout fait ensemble, mais il avait fallu que la vie me l’arrache sans ménagement.

Olivia m’offrit un sourire poli qui ne dégageait plus cette chaleureuse joie, celle que j’avais dessellé auparavant. Non elle semblait aussi mal à l’aise que fuyarde sur le coup. Je repensai à ces longs de mois où nos conversations étaient aussi inexistantes que notre courage. Certes, je prenais toutes les responsabilités de notre malheur d’adolescents, mais la réciprocité ne pouvait être ignorée. Sa voix vibrait délicieusement à mes oreilles et je dus contenir mon envie de la prendre dans mes bras et de capturer ses lèvres que je désirais tant. Elle me repousserait sûrement, elle devait sûrement me détester désormais. Ma gorge se noua suite à ses dires. « Je pense aussi » lâchai-je dans un filet de voix, m’effaçant de devant la porte pour la laisser entrer.

Je jurai entre mes dents en constatant que je n’avais pas jeté la bouteille qui se trouvait au pied de mon lit, tout comme les bandages ensanglantés à côté de la poubelle. Ma gueule de bois m’avait fait oublier bien des choses. « Installes toi. » Je me penchai, une  main sur le torse pour calmer les douleurs aigues qui m’attaquaient de toute part. Une fois les déchets jetés, je jetai un rapide coup d’œil à travers la fenêtre. Je pouvais entendre Jova ronfler dans son panier, il devait être saoul de fatigue à rester éveiller toute la nuit pour veiller sur son maître immature.

J’avais peur de faire face à Olivia, étrangement, je craignais le pire et je ne souhaitais pas connaître une autre souffrance. C'était ridicule et faible de ma part, je voulais tant lui parler et lorsqu’elle se présentait à moi, je préférais prendre la fuite plutôt que d’assumer mes responsabilités. Merde quoi, Adrian ressaisis-toi à la fin. « Je suis désolé Livia, désolé d’être un froussard qui sait pas prendre les devants. » Je me tournai vers elle. « J’aurais dû te parler dans les couloirs, te dire que je tenais vraiment à nous, mais j’ai jamais eu la chance d’être avec une fille et… Putain j’ai juste peur. » Ma main se glissait dans mes boucles brunes alors que je prenais place sur le lit, souhaitant me faire engloutir par ce matelas.

Les mots étaient sortis d’eux-mêmes, sans me demander le moindre avis. Mais il fallait que ça vienne, je ne pouvais plus me voiler la face. J’avais été si heureux de la revoir dès mon retour au château, de discuter de nos vacances, m’excuser pour mon absence de lettre pendant mon séjour à l’hôpital. Et il avait fallu que Peeves débarque et qu’Olivia disparaisse derrière sa porte. Je serrai le poing, sentant mes ongles s’enfoncer dans ma chair. Calme toi Adrian, ce n’est pas la fin du monde. J’osais même pas la regarder. Même pas échanger un regard.

Novembre 2018
⇜ code by bat'phanie ⇝


La musique adoucit les mœurs:
 

_________________
► Lonely Man ◄
One advantage of talking to yourself is that you know at least somebody's listening.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
Wish That You Were Here || Olivia
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Olivia Kerner (Poufsouffle)
» Olivia / Juliette
» Olivia Jaliva.
» Olivia R. Stass [ Terminé ]
» Présentation Olivia Wells [Gryffondor]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Impedimenta :: Poudlard :: Rez-de-Chaussée :: Bureau du concierge-